Territoires fragiles

par Sophie Lavigne

Voilà quelques mots de Sophie sur sa démarche :

J’AI UN PARCOURS MULTIPLE OÙ LA CRÉATION A TOUJOURS JOUÉ UN RÔLE DE PREMIER PLAN. IL EST DIFFICILE DE COMPRENDRE LA GENÈSE DE NOTRE CRÉATION. LE FIL CONDUCTEUR DE NOTRE PARCOURS EST PARFOIS TÉNU ET SEMBLE TOUT À FAIT DISPARATE. POURTANT, LORSQU’ON Y REGARDE DE PLUS PRÈS IL Y A DES CONSTANTES.

Sociologue de formation, après de longues années d’études où je me suis intéressée à la culture, l’identité et le territoire, j’avais le goût d’appréhender le monde autrement.

La vie académique a toutefois nourri ma réflexion sur la création. Ma thèse de doctorat portait sur l’imaginaire africain, j’ai beaucoup réfléchi à la rencontre entre le nord et le sud. Un dialogue souvent chaotique qui illustre bien nos rapports avec la différence. Une rencontre avec le territoire qui transforme l’homme et sa perception du monde.

Pour diverses raisons, après mes études, je suis devenue travailleuse autonome dans le domaine de l’informatique, l’infographie et de l’illustration. Ce travail me permettait, en partie, de retrouver ma première passion, la création. Mais il n’était pas suffisant pour m’exprimer. J’ai donc suivi divers cours, tels que la lithographie sur pierre et sur plaque de métal et la photolithographie à l’Atelier circulaire. Ce sont ces formations qui m’ont ramenée à une pratique concrète des arts qui est fondamentale pour moi.

Ma création est une forme de méditation qui prend sa source dans l’observation et l’immobilité. Ce qui est caché m’apparaît furtivement et donne forme à mes œuvres. Ce qui est caché m’intéresse particulièrement, car il est souvent sous nos yeux bien en évidence, on ne veut pas le voir. Ma création est une recherche de sens, une reconstruction du monde, celui qui me berce. Je laisse le silence entrer et résonner.

Le territoire est un thème qui m’habite, il me fabrique et me transforme au fil du temps, des saisons. Le territoire que je privilégie est celui de la nature. La fragilité est un de mes thèmes récurrents. Ce qui est fragile est paradoxalement fort.

J’aime travailler longuement et lentement sur une œuvre, en silence, seule, à petites touches, encore et encore. Créer me permet d’apprendre à dépasser ma pensée, à respecter mes limites. Mes lignes sont de plus en plus tremblantes et la beauté surgit de ce tremblement, l’harmonie de l’imparfait.

J’aime naviguer entre peinture, texture, tissage et métissage des formes et des genres. La forêt, les paysages et les jardins sont une grande source de découverte et d’inspiration. J’aime travailler avec ce qu’il y a sous mes yeux mais j’aime aussi m’alimenter d’endroits inaccessibles où il me serait impossible d’aller physiquement mais où mon imaginaire peut vaquer sans problème; les territoires extrêmes comme l’ Arctique ou ceux de l’imaginaire.

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